Qui fera partie du top 20 du classement des entreprises sur la performance en matière de reporting climat ?

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La prochaine étude d’EcoAct sur la performance en matière de reporting climat sera publiée le 25 octobre prochain, et examinera les progrès des entreprises pour réduire leurs impacts climatiques et pour rendre plus transparentes leurs actions en faveur du climat. Cette étude reflète les tendances et meilleures pratiques de certaines des plus grandes entreprises du monde.

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Contexte mondial en 2021 une importance accrue de la transparence sur l’action climatique

Depuis plusieurs années, EcoAct évalue le reporting climat de centaines d’entreprises dans le monde. Nous avons ainsi assisté à d’énormes progrès dans le paysage du reporting et à une augmentation des engagements en faveur de l’action climatique.  

Cependant, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a sonné l’alarme cette année avec la publication de la première partie de son sixième rapport d’évaluation Ce rapport avertit qu’il nous reste moins d’une décennie pour réduire de moitié les émissions de gaz à effet de serre (GES) afin de limiter le réchauffement climatique à 1,5 °C et atteindre zéro émission nette au plus tard en 2050. Cette fenêtre d’opportunité signifie qu’il est maintenant plus important que jamais que les entreprises soient transparentes sur les actions menées pour réduire leurs émissions. En effet, il est vital que l’engagement se traduise par des réductions d’émissions concrètes. 

C’est pourquoi nous avons mis à jour notre étude cette année pour mettre davantage l’accent sur l’action climatique. 

Notre étude 2021 reflète les conséquences économiques du COVID-19 et s’inscrit dans un climat de plus en plus dévastateur au vue des nombreuses catastrophes naturelles survenues à travers le monde. Malgré les enjeux actuels, il y a également eu des signes positifs concernant la gouvernance mondiale sur le climat, avec notamment le changement de Président aux États-Unis ou encore le plan « Fit for 55 » de la Commission européenne qui vise à réduire de 55 % les émissions de l’UE d’ici à 2030.  

A la suite de la publication des résultats de notre étude et quel que soit les résultats de la COP 26, chaque gouvernement et entreprise devra accélérer son action climatique. La science est claire et l’ambition monte au niveau international, mais la question est de savoir si nous pouvons réussir la transition vers zéro émission nette avant qu’il ne soit trop tard.  

À propos de notre étude sur la performance en matière de reporting climatique 

Nos recherches visent à identifier les tendances et les meilleures pratiques, et à évaluer les progrès des entreprises des indices de l’EURO STOXX 50, du DOW 30 et du FTSE 100 vers l’objectif mondial de zéro émission nette. 

Cette année, les indices examinés comprennent 178 sociétés réparties dans 31 secteurs à travers 13 pays. Les entreprises sont notées sur une série de critères afin d’évaluer leur transparence et leur performance par rapport aux meilleures pratiques en matière de reporting climatique. 

Notre évaluation offre ainsi une vision internationale à travers les trois indices, ainsi qu’un focus régional en Europe, aux États-Unis et au Royaume-Uni. Cette recherche est en grande partie fondée sur des informations accessibles au public et à toute partie intéressée. En effet, face à l’urgence climatique, il est essentiel que les organisations fassent preuve de transparence sur la façon dont elles gèrent leur impact sur le climat. Cette année, nous avons également intégré des informations provenant des réponses aux questionnaires du CDP pour fournir la vision la plus complète possible des performances en matière de reporting climat. 

Tendances précédentes en matière de reporting climat 

Une disparité importante entre les entreprises 

D’année en année, nous constatons des améliorations significatives dans le reporting climat des entreprises. Cependant, un écart important persiste entre les entreprises les mieux notées et les moins bien notées, démontrant que les meilleures pratiques en matière de reporting climatique ne sont toujours pas généralisées. 

Engagements vers zéro émission nette 

Chaque année, nous remarquons une augmentation du recours aux énergies renouvelables, de l’engagement dans la chaîne d’approvisionnement ou encore des mesures d’efficacité énergétique et de l’innovation. Nous avons également vu le nombre d’entreprises s’engageant vers l’objectif zéro émission nette augmenter rapidement : l’année dernière, ce pourcentage avait plus que doublé par rapport à l’année précédente en atteignant 45 % des entreprises engagées dans cette trajectoire. Bien que cela soit encourageant, l’absence d’une définition universelle de zéro émission nette rend plus complexe pour certaines entreprises de démontrer une stratégie claire de réduction d’émissions, remettant en question la validité de leurs engagements. 

Action climatique menée par les investisseurs 

Une autre tendance forte est l’influence des investisseurs qui exigent désormais plus d’actions et de transparence liées au climat. Depuis que la Task Force on Climate-related Financial Disclosures (TCFD) a publié ses recommandations en 2017, nous avons constaté une forte croissance du nombre d’entreprises évaluant les risques et opportunités climatiques et les communiquant dans leur rapport annuel. L’alignement sur les recommandations de la TCFD et le nombre d’entreprises démontrant une gouvernance au niveau du conseil d’administration sur le changement climatique a d’ailleurs largement augmenté cours des deux dernières années de notre recherche. L’étude 2020 faisait même état de 100 % d’alignement sur la TCFD pour 7 secteurs d’activités particulièrement vulnérables aux impacts physiques du changement climatique qui peuvent constituer un énorme risque pour les investisseurs. 

Objectifs scientifiques (SBT) 

Les Science-based targets (SBT) sont des objectifs ambitieux de réduction des émissions alignés sur une trajectoire de limitation du réchauffement climatique à 1,5 °C au-dessus des niveaux préindustriels, comme conseillé par les climatologues. L’initiative Science Based Targets (SBTi) a été créée lors de la COP 21 en 2015. Depuis lors, nous avons constaté une forte hausse d’entreprises qui définissent un SBT, allant jusqu’à 38 % des entreprises étudiées l’année dernière. Nous nous attendons à ce que ce pourcentage augmente à nouveau cette année, et à ce que davantage de ces objectifs soient alignés sur la trajectoire 1,5 °C conforme à la révision récente des critères de la SBTi. 

Quelles sont les nouveautés de notre étude en 2021 ? 

Une méthodologie actualisée en mettant l’accent sur les actions menées 

Cette année, la méthodologie a évolué pour refléter le besoin urgent de transparence sur les émissions de la chaîne de valeur, de la définition d’objectifs les plus ambitieux et des réductions d’émissions abolues atteintes. 

Voici les quatre catégories de nos analyses et les principales mises à jour de cette année : 

  1. Mesures et reporting des émissions : 

Avec 31 secteurs analysés , nous avons introduit cette année une pondération sectorielle dans notre notation par rapport à la mesure et au reporting des émissions du scope 3. Il s’agit de valoriser les entreprises qui déclarent le plus d’émissions au sein de leurs chaînes de valeur spécifiques. 

  1. Ambition et objectifs de réduction d’émissions : 

Comme toujours, les objectifs ambitieux sont récompensés par des points. Les entreprises obtiennent ainsi la note maximale pour les objectifs de réduction d’émissions alignés sur une trajectoire de 1,5 °C. Pour évaluer si les engagements vers zéro émission nette sont soutenus par une stratégie solide, nous analysons également si les entreprises ont des objectifs de réduction à long terme (ne rentrant pas dans la méthodologie SBT mais conformes à leur objectif zéro émission nette). La communication d’objectif quantifié de séquestration carbone pour démontrer comment atteindre cet objectif est aussi récompensée. 

  1. Stratégie, gouvernance et plan d’action pour réaliser les objectifs : 

Cette année, nous avons élargi l’éventail des stratégies de réduction des émissions envisagées, en examinant si ont été mis en place des actions concrètes telles que : une gouvernance dédiée au climat, des initiatives encourageant les changements comportementaux, un système d’évaluation des risques (physiques et/ou de transition), le recours à 100 % d’énergies renouvelables, etc. 

  1. Réalisations de réduction absolue et de compensation carbone volontaire :

Il s’agit d’une nouvelle section qui passe au crible les réalisations concrètes en matière de réduction d’émissions. Nous attribuons des points pour les réductions, en particulier celles alignées sur la trajectoire de 1,5 °C, menées sur les scopes 1, 2 et 3, une réduction effective sur ce dernier périmètre en apportant le plus. Nous avons également attribué des points aux entreprises qui achètent des crédits carbone vérifiés pour compenser leurs émissions résiduelles, en particulier dans les trois scopes d’émissions. 

L’actions des entreprises en faveur du climat est-elle suffisante en 2021 ? 

Les résultats de cette étude sont un indicateur clair de notre situation actuelle en termes de réduction des émissions et d’action climatique. Le rapport peut également fournir des informations sur notre capacité à nous adapter aux changements drastiques : des impacts de la pandémie, du télétravail et de la crise économique qui en résulte. 2020 a été une année tumultueuse, mais nous espérons que cette année sera le tournant en faveur du climat. 

Qui seront les entreprises leaders en matière de reporting climatique ? Quels progrès les entreprises font-elles vers l’atteinte de l’objectif zéro émission nette ? Y a-t-il suffisamment de mobilisation pour atteindre les objectifs climatiques mondiaux ? 

Rejoignez-nous le 25 octobre pour le découvrir… 

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