Étude de cas Empreinte carbone, villes et territoires durables

Culture : Le musée d’Orsay évalue l’empreinte carbone de son exposition virtuelle « Un soir avec les impressionnistes » 

Engagé dans une action volontaire et active de maitrise de ses impacts sur l’environnement, le musée d’Orsay a souhaité évaluer avec SE Advisory Services l’empreinte carbone associée à l’expérience immersive en réalité virtuelle intitulée « Un soir avec les impressionnistes, Paris 1874 ». Coproduite avec les sociétés Excurio et GEDEON Expériences et présentée par le musée d’Orsay du 26 mars 2024 au 11 août 2024, cette expérience proposait une plongée unique de 45 minutes dans le Paris du XIXe siècle à l'époque de l'émergence de l'impressionnisme. 

Les défis rencontrés

Pionniers dans la création d’expositions immersives, les coproducteurs de l’exposition « Un soir avec les impressionnistes » ont voulu connaitre l’impact environnemental de ce format plébiscité par le public qui a attiré plus de 80 000 visiteurs avec un taux de satisfaction de 98%. Ces nouveaux formats offrent au plus grand nombre une nouvelle manière d’accéder aux œuvres et connaissance scientifique. Cependant, leur développement récent impose de s’intéresser dès aujourd’hui à mieux connaitre leurs impacts environnementaux afin de les maîtriser de manière proactive. 

Pour ce premier exercice, l’évaluation s’est concentrée sur les émissions de gaz à effet de serre, avec pour objectif de calculer l’empreinte carbone de l’exposition immersive et d’apporter de premiers éclairages sur les bonnes pratiques pour de futures expositions virtuelles plus responsables, ouvrant la voie à des analyses multicritères à venir. Ce périmètre limité a notamment permis de mieux coordonner les collectes de données et les analyses de périmètres entre les 3 entités productrices pour proposer une évaluation la plus fine possible. 

L’Établissement public des musées d’Orsay et de l’Orangerie réunit depuis 2010 le musée d’Orsay et le musée de l’Orangerie. Les collections du musée d’Orsay présentent la création artistique de la seconde moitié du XIXe siècle et du début du XXe siècle, période courte, mais extrêmement féconde, qui a vu naître notamment les mouvements impressionnistes et postimpressionnistes. Le musée de l’Orangerie abrite l’ultime chef-d’œuvre de Claude Monet, les Nymphéas, ainsi que la collection Walter-Guillaume, l'une des plus belles collections européennes de peintures comprises entre les années 1860 et 1930.

Les musées d’Orsay et de l’Orangerie sont engagés dans une démarche ambitieuse de décarbonation. Le bilan carbone de l’expérience de réalité virtuelle est une manière de sensibiliser, en interne comme en externe, sur les enjeux du numérique responsable et les leviers d’actions et de réflexion qui permettent d’aborder les projets en considérant les enjeux écologiques.

Agnès Abastado, Cheffe du service du développement numérique, adjointe à la Directrice du numérique de l’EPMO.

Les solutions proposées

SE Advisory Services a réalisé l’évaluation de l’empreinte carbone de l’exposition temporaire immersive et a organisé une consultation avec les coproducteurs de l’événement pour formuler des recommandations à l’attention du musée d’Orsay, afin de les intégrer à son plan de décarbonation, et de diffuser des bonnes pratiques pour la conception de futures expériences similaires. 

Cette évaluation, une première en France, a été réalisée avec l’outil d’évaluation des impacts environnementaux de la XR (VR/AR/MR) développé dans le cadre du projet CEPIR (Cas d’Étude Pour un Immersif Responsable) conçu et piloté par la société Tiny Planets et soutenu par l’État dans le cadre du dispositif « Soutenir les alternatives vertes dans la culture » (France 2030). L’ambition de ce projet est de produire des données et des outils pour évaluer l’impact environnemental de la filière XR française et d’émettre des recommandations à l’attention des acteurs en charge des politiques publiques et des professionnels de la filière, en vue d’une trajectoire de décarbonation ambitieuse (tenant compte des risques d’approvisionnement en matières premières) à l’horizon 2030. 

L’utilisation de cet outil permet notamment de comparer des résultats de cette étude avec de futures évaluations de projets similaires, renforçant ainsi le potentiel de collaboration entre les acteurs de la réalité virtuelle dans le monde de la culture. 

Cette étude permet également de renforcer la stratégie et les actions numériques responsables et soutenables du plan de décarbonation 2030 des musées d’Orsay et de l’Orangerie, conçu et animé avec l’aide de SE Advisory Services et Les Augures. 

Les résultats

  • Empreinte carbone de l'exposition immersive
  • Plan d'actions présentant les axes d'amélioration et préconisations
  • Meilleure appréhension des équipes projets des enjeux du numérique responsable
  • Partage des résultats et du retour d’expérience de SE Advisory Services avec les différentes parties prenantes du projet et de l’équipe CEPIR dans une logique d’amélioration continue