Performance CDP 2025 : les clés de réussite vues par un partenaire accrédité Gold  

2025 a marqué une nouvelle étape pour la transparence environnementale : participation record au CDP, exigences renforcées et progrès significatifs pour les entreprises engagées. Grâce à un accompagnement structuré, SE Advisory Services a aidé plus de 150 organisations à améliorer leur gouvernance climatique, la qualité de leurs données et leurs performances, dans un paysage où la rigueur et l’alignement scientifique deviennent indispensables.

Olivier Perignon, Anastassia Meunier, Marie Vicente

19 Fév 2026 8 minutes de lecture

2025 a été la troisième année la plus chaude jamais enregistrée. Dans ce contexte, la demande de transparence environnementale a pris une dimension inédite. Partout dans le monde, les entreprises ont fait face à une pression croissante de la part des régulateurs, investisseurs, clients et communautés. 

Cette dynamique s’est traduite par un engagement massif autour du CDP (anciennement Carbon Disclosure Project) : 640 investisseurs représentant 127 000 milliards de dollars d’actifs ont demandé aux entreprises de publier leurs données via le CDP. En parallèle, plus de 270 grands acheteurs ont sollicité leurs 45 000 fournisseurs pour qu’ils adoptent la même démarche. La donnée environnementale n’est plus un « plus » : elle devient un élément central dans l’évaluation du risque, de la performance et de la résilience. 

Parallèlement, plus de 22 100 entreprises ont divulgué leurs données environnementales en 2025, soit plus de la moitié de la capitalisation mondiale. Ce niveau de participation montre que la transparence climatique fait désormais partie intégrante des systèmes économiques. 

En 2025, SE Advisory Services a accompagné plus de 150 organisations dans l’amélioration de leurs réponses aux questionnaires du CDP, dans le renforcement de leur gouvernance climatique et dans l’augmentation de leurs scores. En tant que Partenaire CDP accrédité Gold renouvelé en 2026, nous poursuivons cet engagement pour aider encore plus d’entreprises à progresser. 

Ce que nous avons observé chez nos clients 

Pour nos clients, comme pour les entreprises déclarantes dans leur ensemble, les motivations à répondre au CDP suivent généralement une dynamique assez claire. Pour certains, le CDP reste avant tout un engagement volontaire en faveur de la transparence et d’une bonne gouvernance environnementale. Pour d’autres, la démarche est essentiellement portée par les attentes des investisseurs, la pression croissante des chaînes d’approvisionnement ou la nécessité d’anticiper l’évolution des exigences réglementaires. 

Le CDP agit comme un scan annuel de l’état de santé environnemental d’une entreprise. Il révèle les points d’attention, les risques et les axes de prévention, et permet d’identifier : 

  • les axes d’amélioration prioritaires,  
  • les forces et les progrès déjà réalisés, 
  • les risques, qu’ils soient physiques ou liés à la transition, 
  • et les éléments de gouvernance à renforcer 

Le CDP constitue ainsi un cadre d’évaluation rigoureux, qui aide l’entreprise à évaluer sa performance environnementale, à anticiper ses vulnérabilités et à consolider la confiance de ses parties prenantes grâce à une vision claire et objective de son « état de santé » climatique, eau et forêts. 

Ces bénéfices ont été particulièrement visibles dans nos résultats 2025. Nous avons accompagné 240 réponses au CDP cette année-là, dont plus de 130 pour des entreprises que nous suivons depuis au moins deux ans. Cette continuité est déterminante : elle permet de dépasser l’exercice ponctuel de reporting pour véritablement progresser d’une année sur l’autre.

Les améliorations ont d’ailleurs été tangibles. La grande majorité des réponses que nous avons soutenues (84 % sur les volets climat, eau et forêts) ont obtenu des scores compris entre A et B-, et 41 % des questionnaires climat ont atteint un score de leadership (A ou A-). Plus significatif encore, 71 % des entreprises ayant obtenu auparavant un score D ou C sont parvenues à atteindre un niveau B ou supérieur, démontrant l’impact d’un accompagnement structuré, de critères plus clairement compris et d’une meilleure appropriation interne des enjeux du CDP. 

Dans le même temps, le paysage du CDP continue d’évoluer. Les attentes augmentent, et, le renforcement progressif des critères essentiels rappelle que les approches conventionnelles ne suffisent plus. Il est très encourageant de voir progresser le nombre d’entreprises obtenant une note Triple A, car cela illustre une prise de conscience : les enjeux climatiques ne peuvent être traités isolément, mais doivent être abordés de manière intégrée, en tenant compte des impacts liés au climat, à l’eau et aux forêts.

Malgré ces avancées, atteindre les critères d’un niveau A demeure difficile pour beaucoup.

Sur le climat, les exigences les plus structurantes portent sur : 

  • un plan de transition public aligné sur 1,5°C, 
  • un inventaire d’émissions complet, sans exclusions matérielles, 
  • la vérification tierce partie de 100 % des scopes 1 et 2 et d’au moins 70 % d’une catégorie significative du scope 3, 
  • un objectif scopes 1 et 2 validé SBTi ou aligné sur 1,5°C (réduction annuelle minimale de 4,2 %).

Pour les forêts, les critères obligatoires concernent notamment : 

  • la traçabilité complète des chaînes d’approvisionnement, 
  • l’engagement direct avec les fournisseurs exposés, 
  • la mise en œuvre de plans d’action concrets.

Pour l’eau, ils incluent entre autres : 

  • des objectifs de réduction (pollution, prélèvements, services WASH), 
  • l’absence de prélèvements en zones de stress hydrique ou leur réduction, 
  • la mesure et le suivi de plus de 75 % des sites (prélèvements, rejets, qualité, WASH).

Ces critères traduisent une hausse nette du niveau d’exigence sur les trois volets : seules des stratégies ambitieuses, bien gouvernées et fondées sur la science permettent désormais d’atteindre la A List.

Découvrez comment Nilfisk a décroché son premier score A en 2025. 

Facteurs de réussite et enseignements clés 

Après une année 2024 riche en changements majeurs (nouveau questionnaire intégré, nouvelle plateforme de reporting et harmonisation de nombreux indicateurs avec d’autres standards), 2025 a été, au contraire une année de stabilité pour le CDP. 

Seuls des ajustements mineurs ont été apportés à la plateforme, au questionnaire et à la méthodologie de notation. Pour les entreprises déclarantes, cette stabilité a rendu l’exercice 2025 globalement confortable ; toutefois, plusieurs facteurs se sont révélés tout aussi déterminants pour obtenir de bonnes performances. 

  • Tout d’abord, les organisations ayant obtenu les meilleurs résultats disposaient de systèmes de données intégrés et de processus de reporting robustes. La capacité à publier des informations complètes, cohérentes et exactes est essentielle pour atteindre un score élevé. En centralisant leurs données environnementales, opérationnelles et financières à travers leurs différentes entités et géographies, elles réduisent les risques d’erreurs, évitent les incohérences et facilitent la validation interne des données.
  • Ensuite, les entreprises les plus performantes sont celles qui ont mobilisé leurs parties prenantes internes suffisamment tôt, bien avant l’ouverture de la plateforme en juin. En rassemblant les équipes durabilité, risques, finances, et opérations pour clarifier les responsabilités et les attentes, elles se sont mieux préparées aux exigences du questionnaire, en particulier lorsque de nouveaux indicateurs, ou parfois de nouveaux modules, faisaient leur apparition.
  • La qualité de la gouvernance a joué un rôle décisif. Les organisations disposant d’une supervision au niveau du conseil d’administration et des responsabilités claires ont démontré une maturité avancée en matière de durabilité. Pour réussir au CDP, les enjeux climatiques et environnementaux doivent s’intégrer aux mécanismes de gouvernance et aux processus de décision, comme en témoignent les nombreux critères essentiels.
  • Le CDP est devenu la référence mondiale en matière de reporting environnemental, mobilisant chaque année des milliers d’entreprises. Cette ampleur reflète la confiance accordée à la pertinence de sa méthodologie de notation. Les exigences du CDP doivent être utilisées comme un véritable outil de pilotage, non comme une liste de cases à cocher. Les entreprises les plus avancées alignent leurs activités, objectifs et décisions d’investissement sur la structure du CDP, utilisant sa logique de scoring comme une feuille de route pour l’amélioration continue. Cette approche permet d’améliorer les notes, mais aussi de renforcer la stratégie environnementale et la résilience globale de l’entreprise.
  • Enfin, obtenir une note de A pour la thématique Climat nécessite un plan de transition public et aligné sur une trajectoire 1,5 °C. Il s’agit généralement d’une feuille de route décrivant comment l’entreprise fera évoluer son modèle, ses opérations et sa chaîne de valeur pour s’aligner sur l’objectif de l’Accord de Paris. Beaucoup d’entreprises présentes sur la A List ont initié ce travail plusieurs années auparavant, ce qui leur a permis d’atteindre ce niveau en 2025. Celles qui poursuivent les mêmes ambitions doivent suivre, avec des objectifs robustes, des jalons clairs et une approche stratégique et financière structurée.

Ces facteurs de réussite se reflètent pleinement dans les résultats obtenus par nos clients. Leur forte satisfaction tient à notre modèle d’accompagnement intégré, qui combine expertise scientifique, compétences en reporting ESG, planification de la décarbonation et connaissance approfondie de la mécanique de notation CDP. Cette approche holistique permet de dépasser la simple conformité pour inscrire la performance environnementale au cœur de la stratégie et des décisions de l’entreprise.

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