L’annonce par Donald Trump de sa volonté de quitter l’Accord de Paris est une faute pour l’avenir de la planète et des populations déjà impactées par le changement climatique.

C’est aussi un non-sens au regard des opportunités offertes par la transition bas-carbone, en matière d’innovation, de création de richesses et d’emplois. Malgré cette annonce, nous savons que l’action internationale en faveur du climat, déjà portée par les entreprises, les territoires, le monde de la recherche et les citoyens, se poursuivra.

Le 1er juin 2017, le monde entier était suspendu aux lèvres du président américain Donald Trump, guettant avec inquiétude la décision officielle, maintes fois annoncée et repoussée, d’une sortie des Etats-Unis de l’Accord de Paris sur le changement climatique. Nous savons désormais que cette folie n’était pas qu’une rumeur. Cependant, regardons les choses en face : au plus bas dans les sondages, Donald Trump a ainsi cherché à rassurer son propre électorat quant à sa capacité à mettre en œuvre ses promesses de campagne et à rejouer la posture qui lui avait permis de remporter les élections en novembre dernier, celle d’un homme défendant soi-disant seul les intérêts du peuple américain contre la communauté internationale.

Contre l’Accord de Paris, la manoeuvre d’un homme isolé

De fait, l’annonce de Donald Trump est celle d’un homme isolé, allant à l’encontre même de l’avis d’une majorité d’américains qui, selon un sondage publié en avril dernier par l’université d’Harvard[1], est majoritairement favorable à l’Accord de Paris. Une décision également contraire aux intérêts des entreprises et des territoires américains qui, depuis l’élection de Donald Trump, manifestent leur engagement en faveur du climat. Une décision contraire enfin à la direction suivie par le reste du monde qui demeure fermement résolu à lutter contre le changement climatique.

De fait, l’annonce de Donald Trump nie toute forme de rationalité et de bon sens économique. En effet, nous savons que les investissements verts représentent des opportunités de croissance fortes, notamment pour les pays du G20[2], nous savons que les énergies renouvelables ne cessent de gagner en compétitivité. Nous savons aussi que les entreprises, partout dans le monde, sont de plus en plus conscientes du risque direct que représente le changement climatique pour leur activité.

L’élan international en faveur du climat va se poursuivre. Sans faire preuve d’excès d’optimisme, nous sommes convaincus que la mobilisation des citoyens, des entreprises et des territoires va s’intensifier en réaction à l’annonce de Donald Trump. Les déclarations des chefs d’Etat, des dirigeants d’entreprises, des chercheurs et des élus, partout dans le monde, le laissent présager.

EcoAct continuera, avec d’autant plus de conviction, à accompagner les dirigeants pour traduire ces déclarations en actes.

[1] https://www.hsph.harvard.edu/news/press-releases/poll-majority-americans-oppose-president-trumps-proposed-cuts-epas-budget-withdrawing-paris-climate-treaty/

[2] http://www.oecd.org/fr/env/investing-in-climate-investing-in-growth-9789264273528-en.htm 

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